Nous sommes de retour en Suisse, après une halte à Newark où nous avons pu profiter d'une belle approche en parallèle à Manhattan.
Merci à toutes et tous pour vos messages pour nous avoir suivi :)
A bientôt pour de nouvelles aventures,
Dominique, Claude et UncleSam, en lutte contre le Jetlag
2012-05-13
2012-05-11
Everglades, point d'orgue vert
Notre première journée "sans avion" et dernière journée de voyage démarre par l'habituelle chaleur humide de la Floride. Après un petit déj frugal, nous voilà en route pour l'immense parc des Everglades. Il nous faut bien 30 minutes pour sortir véritablement de Miami tellement l'agglomération est immense. Et merci au GPS et sa voix féminine qui nous guide avec calme et sans s'énerver quand on se trompe sur ces autoroutes à 5, 6 ou 7 pistes parallèles. Incroyable ces artères qui irriguent Miami de ce flux vital et motorisé de touristes et de travailleurs.
Nous voilà dans le parc, sorte de marécage géant de plusieurs centaines de km de long et de large. C'est encore plus plat que le reste de la Floride et une route principale traverse le parc le long de laquelle quelques points de visite nous permettent de découvrir un aperçu de la diversité de flore et de faune locale. On a la chance de voir un alligator de 2.5m de très près puisqu'il nous passe tranquillement sous les pieds, juste sous notre ponton. C'est majestueux et effrayant à la fois. Plus loin, alors que nous faisons des photos, un alligator traverse le chemin dans notre dos, quelques dizaines de mètres plus loin!
La route nous guide à travers les marécages jusqu'à Flamingo, tout au Sud du parc, où il y a beaucoup de moustiques mais peu d'animation et de vie. On a un peu l'impression d'être arrivés dans une ville fantôme du Far West moderne: trois vautours trônent sur l'ancienne station service désaffectée en se reflétant dans une flaque d'eau qui témoigne encore des orages de la veille.
Demain vendredi 11, l'équipe sera sur le chemin retour pour la Suisse, après Louis et Werner, avec des images et des souvenirs plein les mirettes.
Comme on dit à Miami: Asta luego!
UncleSam
Nous voilà dans le parc, sorte de marécage géant de plusieurs centaines de km de long et de large. C'est encore plus plat que le reste de la Floride et une route principale traverse le parc le long de laquelle quelques points de visite nous permettent de découvrir un aperçu de la diversité de flore et de faune locale. On a la chance de voir un alligator de 2.5m de très près puisqu'il nous passe tranquillement sous les pieds, juste sous notre ponton. C'est majestueux et effrayant à la fois. Plus loin, alors que nous faisons des photos, un alligator traverse le chemin dans notre dos, quelques dizaines de mètres plus loin!
La route nous guide à travers les marécages jusqu'à Flamingo, tout au Sud du parc, où il y a beaucoup de moustiques mais peu d'animation et de vie. On a un peu l'impression d'être arrivés dans une ville fantôme du Far West moderne: trois vautours trônent sur l'ancienne station service désaffectée en se reflétant dans une flaque d'eau qui témoigne encore des orages de la veille.
Demain vendredi 11, l'équipe sera sur le chemin retour pour la Suisse, après Louis et Werner, avec des images et des souvenirs plein les mirettes.
Comme on dit à Miami: Asta luego!
UncleSam
2012-05-10
Homerun
Voilà, la boucle est bouclée: "homerun" comme on dit au baseball. Après un départ tranquille de Homestead, un petit "touch" à Tamiami, et un changement de pilote à l'aéroport très fréquenté de North Perry, nous avons une dernière fois longé cette côte floridienne, à 1000ft, où seuls les oiseaux et les tracteurs de banderoles volent plus bas que nous :) un ultime touché de roues à Lantana et nous voilà au bout de notre aventure aérienne avec N187HS qui a tourné comme une horloge. Quelle belle épopée! Au total 27.1h heures de vol, une belle brochette de terrains visités, un wagon de parasols survolés et un immense plaisir. Palm Beach Flight Training qui nous a loué l'avion a vraiment été très pro et arrangeant. On les recommande vraiment.
Les papiers sont remplis. La pression retombée et on met le cap -en voiture cette fois- sur Miami Beach, ze playce tou bi!!!
A peine arrivés à l'hôtel au centre de Miami Beach, on met le cap sur la plage. Pas long car le vent se lève et l'orage se prépare, avec Lantana au fond... C'était une bonne idée de repartir tôt de Homestead ce matin! Les lifeguards rappellent tous les baigneurs à terre.
"Y veut seulement rien venir" se répète Samuel, selon la bonne vieille tradition combière censée conjurer le sort et protéger des intempéries. Eh bien c'est une demi-heure de déluge que nous avons eue, à l'abri de notre terrasse de café. Nous avons eu le droit à un défilé de baigneurs surpris par les averses et de touristes waterproof à torse-nu. Quelles rires!
Shopping sur Collins Ave, puis sur Lincoln. C'est incroyable ce style art-déco typique du coin, et ça donne vraiment une ambiance unique.
Et là c'est la surprise. Au milieu d'une rue, je croise Vincent, un pote de gymnase de Nyon, qui est ici pour 6 semaines, après un tour d'Amérique du Sud en vélo. Le monde est petit!
Rendez-vous est pris pour la soirée avec une bande de ses amis genevois en vacances et une fois n'est pas coutume : Claude et Dominique passent la soirée en amoureux.
Les papiers sont remplis. La pression retombée et on met le cap -en voiture cette fois- sur Miami Beach, ze playce tou bi!!!
A peine arrivés à l'hôtel au centre de Miami Beach, on met le cap sur la plage. Pas long car le vent se lève et l'orage se prépare, avec Lantana au fond... C'était une bonne idée de repartir tôt de Homestead ce matin! Les lifeguards rappellent tous les baigneurs à terre.
"Y veut seulement rien venir" se répète Samuel, selon la bonne vieille tradition combière censée conjurer le sort et protéger des intempéries. Eh bien c'est une demi-heure de déluge que nous avons eue, à l'abri de notre terrasse de café. Nous avons eu le droit à un défilé de baigneurs surpris par les averses et de touristes waterproof à torse-nu. Quelles rires!
Shopping sur Collins Ave, puis sur Lincoln. C'est incroyable ce style art-déco typique du coin, et ça donne vraiment une ambiance unique.
Et là c'est la surprise. Au milieu d'une rue, je croise Vincent, un pote de gymnase de Nyon, qui est ici pour 6 semaines, après un tour d'Amérique du Sud en vélo. Le monde est petit!
Rendez-vous est pris pour la soirée avec une bande de ses amis genevois en vacances et une fois n'est pas coutume : Claude et Dominique passent la soirée en amoureux.
2012-05-08
Ca tombe sec...
Welcome to Homestead...
On pensait être tranquille dans notre hôtel ce soir, puis aux portes des Everglades demain matin, mais résultat: atterrissage juste avant l'orage, une remise de gaz dans le vent pas très stable, l'approche non-plus. Les gens nous disent qu'il n'y a pas d'hôtel dans le coin, les voitures de location sont toutes prises et depuis quelques minutes la météo est un peu humide, venteuse, et les éclairs sont proches. Les images parlent d'elles-mêmes... dehors ça tonne et tombe sec, enfin humide, vous voyez quoi...
On espère que ça se calme et on verra la suite, car on pourrait se rendre ce soir à Tamiami en NVFR, rester ici (si vous avez une idée call 1-800-I-SAVE-U)? Y'a toute une équipe d'étudiants pilotes, d'instructeurs, etc. qui sont comme nous, à vérifier la météo-radar, les prévis, et la montre car il fait bientôt nuit. On n'a pas le choix d'attendre que le temps s'améliore... ou pas.
Bon... Je sens qu'on va rire!
*LIVE UPDATE*
A ben tiens, je crois qu'on a trouvé un plan: un des proprios du terrain nous propose un "ride" en ville, et connaît un hotel dans le coin. Yess!!
UncleSam
On pensait être tranquille dans notre hôtel ce soir, puis aux portes des Everglades demain matin, mais résultat: atterrissage juste avant l'orage, une remise de gaz dans le vent pas très stable, l'approche non-plus. Les gens nous disent qu'il n'y a pas d'hôtel dans le coin, les voitures de location sont toutes prises et depuis quelques minutes la météo est un peu humide, venteuse, et les éclairs sont proches. Les images parlent d'elles-mêmes... dehors ça tonne et tombe sec, enfin humide, vous voyez quoi...
On espère que ça se calme et on verra la suite, car on pourrait se rendre ce soir à Tamiami en NVFR, rester ici (si vous avez une idée call 1-800-I-SAVE-U)? Y'a toute une équipe d'étudiants pilotes, d'instructeurs, etc. qui sont comme nous, à vérifier la météo-radar, les prévis, et la montre car il fait bientôt nuit. On n'a pas le choix d'attendre que le temps s'améliore... ou pas.
Bon... Je sens qu'on va rire!
*LIVE UPDATE*
A ben tiens, je crois qu'on a trouvé un plan: un des proprios du terrain nous propose un "ride" en ville, et connaît un hotel dans le coin. Yess!!
UncleSam
Au galop en Mustang
Nous voilà à Key West, le plus au Sud des US. Le contraste avec Brooksville est frappant à tout points de vue: plein de monde, de touristes (même des Zürichois, c'est dire), des hôtels et restos partout et surtout, une belle voiture :))) Après 3 secondes d'hésitation, nous partons avec une Ford Mustang 2013 décapotable flambant neuve et reconnaissable à sa couleur vert Granny Smith. Un rêve se réalise pour moi! Elle a quelques chevaux sous le capot, mais les limitations à 30,35,45 ou 55 mph ne laissent pas beaucoup de temps pour accélérer :) Ca nous rappelle une certaine limousine de Las Vegas! Hein Alex?!
Nous étions partis ce matin de Brooksville, en taxi cette fois. On fait le plein de l'avion, puis départ au Sud, le long de la côte vers Tampa, St-Petersburg (on a aperçu les moustaches du musée Dali :) ) Venice, Naples puis Fort Myers. Dominique nous lit le guide du routard dans l'interphone: on se croirait dans un train à touristes comme à St-Augustine. On croise un ou deux avions, mais nous sommes peu à voler entre 500 et 1500 ft comme ça. La majorité des avions volent en IFR, et pratiquent des approches. Donc ça crépite à la radio. On fait un stop sur le petit terrain d'Everglades City, pour donner à boire à l'avion et pour manger les restes de pizza de la veille. On s'installe au bout de la piste, quasi les pieds dans la mangrove, entourés de petits crabes aux pinces énormes d'un côté. Claude a le courage de faire trempette dans la mangrove, puis nous remettons le cap vers le Sud. Très vite, on se trouve en bordure du parc des Everglades, où il n'y a plus rien aux alentours, juste des marécages et de la végétation au-dessous. Il paraît que les alligators ne s'intéressent pas trop aux humains et n'aiment pas l'eau salée. Nous voilà rassurés... on met quand-même la fréquence d'urgence 121.5 MHz en backup... Après un petit vol balistique sur l'océan, nous apercevons la côte des îles des Keys, reliées par des dizaines de ponts routiers et anciennement de chemin de fer. A basse altitude, on longe la côte jusqu'au bout à Key West, en survolant toutes ces marinas, maisons de vacances, hôtels, et bateaux de plaisance. Le fond est tellement clair qu'on aperçoit un gros requin et des dizaines de raies Manta, grosses comme des voitures. Retour à Marathon où nous posons. Et quelques heures plus tard nous voilà à admirer le coucher de soleil à Key West, ville de fin de vie d'Hemingway.
On termine au Sloppy Joe's bar, dans une ambiance rock incroyable! Il y a des photos et des blasons d'escadrilles militaires qui ont dû passer de bons moments dans ce repère. Souvenirs aussi pour Claude qui était là avec Léa il y a quelques années! :) Notre Mustang verte n'a pas bougé, toujours en train de brouter où on l'avait parquée. On rentre rêver à tous ces beaux vols passés.
See ya!
UncleSam&co
Nous étions partis ce matin de Brooksville, en taxi cette fois. On fait le plein de l'avion, puis départ au Sud, le long de la côte vers Tampa, St-Petersburg (on a aperçu les moustaches du musée Dali :) ) Venice, Naples puis Fort Myers. Dominique nous lit le guide du routard dans l'interphone: on se croirait dans un train à touristes comme à St-Augustine. On croise un ou deux avions, mais nous sommes peu à voler entre 500 et 1500 ft comme ça. La majorité des avions volent en IFR, et pratiquent des approches. Donc ça crépite à la radio. On fait un stop sur le petit terrain d'Everglades City, pour donner à boire à l'avion et pour manger les restes de pizza de la veille. On s'installe au bout de la piste, quasi les pieds dans la mangrove, entourés de petits crabes aux pinces énormes d'un côté. Claude a le courage de faire trempette dans la mangrove, puis nous remettons le cap vers le Sud. Très vite, on se trouve en bordure du parc des Everglades, où il n'y a plus rien aux alentours, juste des marécages et de la végétation au-dessous. Il paraît que les alligators ne s'intéressent pas trop aux humains et n'aiment pas l'eau salée. Nous voilà rassurés... on met quand-même la fréquence d'urgence 121.5 MHz en backup... Après un petit vol balistique sur l'océan, nous apercevons la côte des îles des Keys, reliées par des dizaines de ponts routiers et anciennement de chemin de fer. A basse altitude, on longe la côte jusqu'au bout à Key West, en survolant toutes ces marinas, maisons de vacances, hôtels, et bateaux de plaisance. Le fond est tellement clair qu'on aperçoit un gros requin et des dizaines de raies Manta, grosses comme des voitures. Retour à Marathon où nous posons. Et quelques heures plus tard nous voilà à admirer le coucher de soleil à Key West, ville de fin de vie d'Hemingway.
On termine au Sloppy Joe's bar, dans une ambiance rock incroyable! Il y a des photos et des blasons d'escadrilles militaires qui ont dû passer de bons moments dans ce repère. Souvenirs aussi pour Claude qui était là avec Léa il y a quelques années! :) Notre Mustang verte n'a pas bougé, toujours en train de brouter où on l'avait parquée. On rentre rêver à tous ces beaux vols passés.
See ya!
UncleSam&co
2012-05-06
Born here, grown here
Quelle belle journée! Ce matin nous étions encore à Baton Rouge, chez Frances & famille et nous voilà à Brooksville, au milieu de nulle part.
La journée a commencé par un réveil en plein rêves à 7h, car l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Direction KBTR pour deux vols de tour de ville et de leur maison avec la Frances et sa famille à qui nous disons ensuite au revoir. Nous avons passé 3 jours incroyables, super bien accueillis. Merci aux Capps pour leur hospitalité.
Nous mettons le cap au Sud, le long des méandres du Mississippi à 1000ft. On survole les imposantes industries diverses qui bénéficient de cette fabuleuse voie de communication et de transport qu'est le fleuve, et donc aussi une source de refroidissement quasi inépuisable. Reste quand-même une sorte de malaise en voyant la taille et le nombre de ces usines et raffineries. Et c'est incroyable comment l'énergie est gaspillée partout: grosses voitures, beaucoup de maisons sont très modestes et anciennes donc mal isolées, la climatisation est omniprésente et très souvent extrême (souvent moins de 20°C à l'intérieur), portes des magasins ouvertes, etc. Espérons que le temps et des mesures gouvernementales feront changer ce pays de cap. Mais quel challenge!
Mais nous sommes aussi frappés de la beauté des paysages, des côtes, la multitude d'oiseaux, et du nombre de réserves naturelles qui sont définies à travers le pays. La nature est partout. On l'a bien vu au Bluebonnet swamp au milieu de la ville de Baton Rouge.
En route, un petit aéroport perdu le long de l'île "Dauphin" nous fait de l'oeil et nous interrompons notre progression vers l'Est pour un petit plouf. A la verticale du terrain, on repère déjà le chemin pédestre d'accès à la petite plage sous l'axe de la piste 30 et zou, 15 minutes après on se baigne dans une eau chaude de 30°C grâce au peu de fond qu'il y a ici. Un héron pêche dans l'étang d'à côté, 2 ospreys nous survolent et des pélicans au loin font des ploufs en s'écrasant dans l'eau à la recherche de poisson. On dévore le sandwich que Frances nous a préparé, il fait beau, et le soleil tape sur le sable blanc. Ca pourrait être pire :)
Retour à l'avion. Au roulage, par sms, on apprend l'élection de François Hollande qui ne provoque pas la joie de 2 des 3 occupants de l'avion. La terre continue de tourner et nous revoilà en route: survol de la côte toujours, car c'est là que se trouve la vie intéressante. En effet quelques km à l'intérieur des terres, et ce sont de grandes étendues de forêts, où la densité de population est faible. Le long des côtes, il y a du monde et des choses à voir, on croise parfois un remorqueur de banderole sur une plage, quelques parachutes ascensionnels. Notre petit auto-pilote nous permet de nous relaxer: de temps à autre on donne un ou deux degrés à gauche ou à droite pour suivre la côte, et l'avion se balance du bon côté vers son nouveau cap, tout en maintenant son altitude.
Après le survol de la base de militaire des Blue Angels de Pensacola et du fort Pikens visités quelques jours avant, nous prenons le cap sur Destin, Florida: notre prochain arrêt. Café, cookies, bouteilles d'eau, wifi. Tout est offert ici, c'est vraiment un grand service. Ah bon, le fuel n'est pas offert???
Le ciel noircit et comme un grand front froid de 400 ou 500 km de large descend des plaines du Mid-west sur nous, on décide de ne pas traîner et de continuer notre course vers l'Est. On continue le long de la plage, avec au loin des îles et des plateformes pétrolières, comme celle tristement célèbre de BP. Plus loin, un porte-avion se fait désosser dans un port. Les maisons de bord de mer sont nombreuses le long du Golf du Mexique, et les plus récentes doivent être dotées de pilotis, pour mieux résister au tempêtes.
On coupe le fromage comme on dit : pour raccourcir un peu, notre route passe une fois n'est pas coutume par la terre ferme, loin de la côte, au nord d'Appalachicola. Tout de suite, on se trouve dans l'enfer vert: des arbres partout, des chemins qui semblent mener nulle part, pas de route ou presque. Des rivières sillonnent cette étendue, en faisant des virages, parfois quasi des demi-tours. Dire qu'on a des montagnes de presque 5000m chez nous!!! Quel contraste.
Tiens, je viens de découvrir comment passer de la musique XM dans cet avion: il y a plus de 250 chaînes de musique de l'on peut capter. Ca swingue dans l'habitacle! Finalement, on se pose à Hernando Brooskville. Tout est fermé, plus personne sur l'aéroport. On hésite à rester, puis on se résout, car dans 30 min il fait nuit et on a assez volé aujourd'hui.
Le challenge: trouver où manger et dormir, sans moyen de locomotion, dans un pays où le hitch-hiking n'est pas le sport national.
Pas de succès auprès de l'agent de sécurité qui attend on ne sait qui ou quoi, mais il nous donne un précieux indice qui va changer le cours des choses: "il y a un K-shop au coin de la rue, 0.8 miles plus loin". On aurait bien aimé entendre simplement "Montez, je vous amène à un hôtel". You bet!
Bon, le hitch-hiking ne marche pas, comme prévu. Par contre, arrivés à la station avec le K-shop, après un peu de travail au corps, on finit par tomber sur Mitchell. C'est un flordien pur souche, "born here, grown here" (né ici, élevé ici) qui n'est jamais sorti de Floride et a rencontré une fois un Irlandais. Il accepte de nous emmener dans un hôtel proche, pour 20$. Bon plan pour tout le monde. Sa voiture ressemble à une voiture abandonnée: vitre fissurée, chaussures de femme par terre, une bouteille de sprite à l'arrière au milieu de miettes non-identifiées, une veste de femme sert de couvre banquette, un siège enfant (non-attaché) au milieu avec une chaussure orpheline. La benne arrière du pickup dans lequel on met les sacs contient ni plus ni moins l'équivalent d'un dépotoir.
Mais Mitchell, un agent du service de Pest Control du coin, est très sympa et rangé: il a posé les histoires de drogues et vit sa vie de repenti, dans le coin, avec sa femme et ses deux enfants. Il est ravi de pouvoir nous aider et nous aussi on est ravis de pouvoir avancer et ainsi voir nos chances de dormir sous toit augmenter. Quels rires, et quelle aventure. Il nous pose à l'hôtel et Tina, la réceptionniste qui confectionne des bracelets en perles nous aide à commander des pizzas que l'on dévore dans le lobby de l'hôtel glacé et désert. Quels rires et quelle aventure (bis!).
Les paupières sont lourdes, clear to bed!
A bientôt!
UncleSam
La journée a commencé par un réveil en plein rêves à 7h, car l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Direction KBTR pour deux vols de tour de ville et de leur maison avec la Frances et sa famille à qui nous disons ensuite au revoir. Nous avons passé 3 jours incroyables, super bien accueillis. Merci aux Capps pour leur hospitalité.
Nous mettons le cap au Sud, le long des méandres du Mississippi à 1000ft. On survole les imposantes industries diverses qui bénéficient de cette fabuleuse voie de communication et de transport qu'est le fleuve, et donc aussi une source de refroidissement quasi inépuisable. Reste quand-même une sorte de malaise en voyant la taille et le nombre de ces usines et raffineries. Et c'est incroyable comment l'énergie est gaspillée partout: grosses voitures, beaucoup de maisons sont très modestes et anciennes donc mal isolées, la climatisation est omniprésente et très souvent extrême (souvent moins de 20°C à l'intérieur), portes des magasins ouvertes, etc. Espérons que le temps et des mesures gouvernementales feront changer ce pays de cap. Mais quel challenge!
Mais nous sommes aussi frappés de la beauté des paysages, des côtes, la multitude d'oiseaux, et du nombre de réserves naturelles qui sont définies à travers le pays. La nature est partout. On l'a bien vu au Bluebonnet swamp au milieu de la ville de Baton Rouge.
En route, un petit aéroport perdu le long de l'île "Dauphin" nous fait de l'oeil et nous interrompons notre progression vers l'Est pour un petit plouf. A la verticale du terrain, on repère déjà le chemin pédestre d'accès à la petite plage sous l'axe de la piste 30 et zou, 15 minutes après on se baigne dans une eau chaude de 30°C grâce au peu de fond qu'il y a ici. Un héron pêche dans l'étang d'à côté, 2 ospreys nous survolent et des pélicans au loin font des ploufs en s'écrasant dans l'eau à la recherche de poisson. On dévore le sandwich que Frances nous a préparé, il fait beau, et le soleil tape sur le sable blanc. Ca pourrait être pire :)
Retour à l'avion. Au roulage, par sms, on apprend l'élection de François Hollande qui ne provoque pas la joie de 2 des 3 occupants de l'avion. La terre continue de tourner et nous revoilà en route: survol de la côte toujours, car c'est là que se trouve la vie intéressante. En effet quelques km à l'intérieur des terres, et ce sont de grandes étendues de forêts, où la densité de population est faible. Le long des côtes, il y a du monde et des choses à voir, on croise parfois un remorqueur de banderole sur une plage, quelques parachutes ascensionnels. Notre petit auto-pilote nous permet de nous relaxer: de temps à autre on donne un ou deux degrés à gauche ou à droite pour suivre la côte, et l'avion se balance du bon côté vers son nouveau cap, tout en maintenant son altitude.
Après le survol de la base de militaire des Blue Angels de Pensacola et du fort Pikens visités quelques jours avant, nous prenons le cap sur Destin, Florida: notre prochain arrêt. Café, cookies, bouteilles d'eau, wifi. Tout est offert ici, c'est vraiment un grand service. Ah bon, le fuel n'est pas offert???
Le ciel noircit et comme un grand front froid de 400 ou 500 km de large descend des plaines du Mid-west sur nous, on décide de ne pas traîner et de continuer notre course vers l'Est. On continue le long de la plage, avec au loin des îles et des plateformes pétrolières, comme celle tristement célèbre de BP. Plus loin, un porte-avion se fait désosser dans un port. Les maisons de bord de mer sont nombreuses le long du Golf du Mexique, et les plus récentes doivent être dotées de pilotis, pour mieux résister au tempêtes.
On coupe le fromage comme on dit : pour raccourcir un peu, notre route passe une fois n'est pas coutume par la terre ferme, loin de la côte, au nord d'Appalachicola. Tout de suite, on se trouve dans l'enfer vert: des arbres partout, des chemins qui semblent mener nulle part, pas de route ou presque. Des rivières sillonnent cette étendue, en faisant des virages, parfois quasi des demi-tours. Dire qu'on a des montagnes de presque 5000m chez nous!!! Quel contraste.
Tiens, je viens de découvrir comment passer de la musique XM dans cet avion: il y a plus de 250 chaînes de musique de l'on peut capter. Ca swingue dans l'habitacle! Finalement, on se pose à Hernando Brooskville. Tout est fermé, plus personne sur l'aéroport. On hésite à rester, puis on se résout, car dans 30 min il fait nuit et on a assez volé aujourd'hui.
Le challenge: trouver où manger et dormir, sans moyen de locomotion, dans un pays où le hitch-hiking n'est pas le sport national.
Pas de succès auprès de l'agent de sécurité qui attend on ne sait qui ou quoi, mais il nous donne un précieux indice qui va changer le cours des choses: "il y a un K-shop au coin de la rue, 0.8 miles plus loin". On aurait bien aimé entendre simplement "Montez, je vous amène à un hôtel". You bet!
Bon, le hitch-hiking ne marche pas, comme prévu. Par contre, arrivés à la station avec le K-shop, après un peu de travail au corps, on finit par tomber sur Mitchell. C'est un flordien pur souche, "born here, grown here" (né ici, élevé ici) qui n'est jamais sorti de Floride et a rencontré une fois un Irlandais. Il accepte de nous emmener dans un hôtel proche, pour 20$. Bon plan pour tout le monde. Sa voiture ressemble à une voiture abandonnée: vitre fissurée, chaussures de femme par terre, une bouteille de sprite à l'arrière au milieu de miettes non-identifiées, une veste de femme sert de couvre banquette, un siège enfant (non-attaché) au milieu avec une chaussure orpheline. La benne arrière du pickup dans lequel on met les sacs contient ni plus ni moins l'équivalent d'un dépotoir.
Mais Mitchell, un agent du service de Pest Control du coin, est très sympa et rangé: il a posé les histoires de drogues et vit sa vie de repenti, dans le coin, avec sa femme et ses deux enfants. Il est ravi de pouvoir nous aider et nous aussi on est ravis de pouvoir avancer et ainsi voir nos chances de dormir sous toit augmenter. Quels rires, et quelle aventure. Il nous pose à l'hôtel et Tina, la réceptionniste qui confectionne des bracelets en perles nous aide à commander des pizzas que l'on dévore dans le lobby de l'hôtel glacé et désert. Quels rires et quelle aventure (bis!).
Les paupières sont lourdes, clear to bed!
A bientôt!
UncleSam
2012-05-05
New Orleans et le Général Guisan
Ce matin, heading to New Orleans, en voiture. Il faut 1h15 pour y arriver. On longe le lac Ponchartrain, qui a été responsable de la plus grosse partie des inondations lors de l'ouragan Katrina en 2005. Ses digues ont cédé, envahissant d'eau la ville et sa banlieue. On ne voit plus beaucoup de traces de ces inondations, 7 ans après, mais on imagine bien l'étendue de la catastrophe dans un pays aussi plat.
Downtown New Orleans, on découvre un centre ville animé, une "vieille" église (pour les US), et les fameux balcons de fer forgé, et les bars de la Bourbon Street. Chaque bar quasi a son music band qui joue du rock à fond, espérant attirer plus de clients que l'autre: c'est assez drôle de se trouver au milieu de la rue entre Metallica dans l'oreille gauche et Prince dans l'oreille droite. On a une petite idée de l'animation qu'il y a en période de carnaval, et le célèbre "mardi gras", ou des milliers de personnes défilent dans les rues et font la fête, en se jetant des colliers de perles. Il n'y a pas beaucoup de touristes à cette saison, car il fait chaud, mais le contraste avec Baton Rouge est frappant.
Il y a plusieurs magasins voodoo, car c'est aussi une spécialité de la région: un mélange de religion catholique et de croyances étranges.
On s'aventure un peu hors du quartier français, où on découvre un cimetière catholique, assez fréquenté aussi par les touristes. Il y a beaucoup de noms français ou acadiens, et c'est intéressant de remarquer que les tombes sont surélevées pour mieux résister à la montée des eaux. Il y a une tombe d'une des pionnières voodoo, couvertes de dizaines d'objets divers comme des fleurs, des colliers, des lipstick, des cuillères, des boîtes de bonbons, une bouteille de bacardi, et pourquoi pas une clé de Cessna 172 :) ???
En passant près du fleuve Mississippi, on tombe sur le "Général Guisan"! Il pèse plus de 100'000 tonnes et mesure 225m... c'est un bateau cargo suisse! C'est assez rare de voir un bateau de cette taille avec le pavillon suisse. Joli clin d'oeil!
"Sur nos monts quand le soleil...."
UncleSam
Downtown New Orleans, on découvre un centre ville animé, une "vieille" église (pour les US), et les fameux balcons de fer forgé, et les bars de la Bourbon Street. Chaque bar quasi a son music band qui joue du rock à fond, espérant attirer plus de clients que l'autre: c'est assez drôle de se trouver au milieu de la rue entre Metallica dans l'oreille gauche et Prince dans l'oreille droite. On a une petite idée de l'animation qu'il y a en période de carnaval, et le célèbre "mardi gras", ou des milliers de personnes défilent dans les rues et font la fête, en se jetant des colliers de perles. Il n'y a pas beaucoup de touristes à cette saison, car il fait chaud, mais le contraste avec Baton Rouge est frappant.
Il y a plusieurs magasins voodoo, car c'est aussi une spécialité de la région: un mélange de religion catholique et de croyances étranges.
On s'aventure un peu hors du quartier français, où on découvre un cimetière catholique, assez fréquenté aussi par les touristes. Il y a beaucoup de noms français ou acadiens, et c'est intéressant de remarquer que les tombes sont surélevées pour mieux résister à la montée des eaux. Il y a une tombe d'une des pionnières voodoo, couvertes de dizaines d'objets divers comme des fleurs, des colliers, des lipstick, des cuillères, des boîtes de bonbons, une bouteille de bacardi, et pourquoi pas une clé de Cessna 172 :) ???
En passant près du fleuve Mississippi, on tombe sur le "Général Guisan"! Il pèse plus de 100'000 tonnes et mesure 225m... c'est un bateau cargo suisse! C'est assez rare de voir un bateau de cette taille avec le pavillon suisse. Joli clin d'oeil!
"Sur nos monts quand le soleil...."
UncleSam
Louisiana way of life
Day off: nous découvrons Baton Rouge aujourd'hui, en commençant au petit-déj par les délicieuses fraises de Louisiane pleines de soleil (rien à voir avec les fraises espagnoles que l'on mange en décembre, pleine de gazole après avoir traversé toute l'Europe).
La famille de Frances est ce matin à la cérémonie religieuse de fin d'études de Julie et ils nous déposent au centre ville.
La balade sur le "Levee" du Mississipi (ces immenses berges protégeant des crues) est superbe. Le fleuve est énorme, et il y a beaucoup de trafic maritime marchand. On se rend ensuite à pied (pas évident dans ce pays), au casino qui est installé dans un vieux bateau à vapeur. En 10 minutes, on y perdant 7 dollars (42$/h pas mal comme taux horaire!), puis on se rend au State Capitol (cette grand tour ou siège le parlement de la Louisiane, avec ses deux chambres). C'est un immense building, et les contrôles de sécurité à l'entrée rappellent que les USA sont vigilants.
La vue du sommet des 24 étages est magnifique à 360°: le Mississippi, la ville, les parcs environnants, les usines de raffinerie de pétrole et l'aéroport au loin sont les points majeurs.
On redescend de notre tour pour faire une visite au Louisiana State Museum. C'est un beau musée, très moderne et très complet sur toute la vie de la Louisiane: influences françaises et acadiennes bien sûr, mais aussi anglaises, espagnoles et finalement américaines. Cette région a toujours été l'objet de convoitises. Et aujourd'hui, à l'heure de la globalisation, c'est malheureusement un des états des USA les moins prospères, mais plein de richesses culturelles.
Nous retrouvons Frances, Steve et Julie qui sont de retour de la cérémonie et retournons à leur maison, au bord du Bluebonnet Swamp.
Ce "swamp" (marais) est donc une réserve naturelle au milieu de la ville. Il a semble-t-il été créé par l'assèchement d'une rivière qui y coulait, au moment où les routes et maisons du quartier ont été construites. C'est incroyable de voir tout ce qui vit dans cette ilot de verdure: oiseaux multicolores, insectes, petits poissons, chenilles, colibris. Les cyprès poussent dans ces marécages et font de drôles de formes de racines aériennes qui sortent de l'eau, comme des personnages figés. Le centre d'éducation qui est dans le parc nous permet de voir les vrais serpents de la région, des tortues et de petits alligators tout mignons encore à cette âge, avant de devenir moins mignons quand il font 3 m et vous dévisagent de leurs 350 dents :)
Retour à la maison: Julie et ses camarades préparent leur dernier examen de maths, ambiance studieuse et sérieuse, un plat de cookies au milieu de la table. James prépare avec ses copains un film pour le cours d'espagnol: ils sont déguisés dans le jardin et ont du mal à rester sérieux. On ne peut pas s'empêcher de leur piquer quelques déguisements et piquer des fous-rires!
On termine la soirée avec Steve et Frances par des airs de country cajun, dans un resto typique local, où Claude et Dominique retrouvent leur jeunesse sur des airs à 3 temps. Une Abita à la main (bière locale), la soirée démarre bien. Quel délice que ces écrevisses, et la viande d'alligator on adore: on dirait du poulet un peu plus ferme. C'est peut-être parce que les alligators sont nourris de poulets :) ?
Je vous laisse, car je dois aller prendre des forces pour la visite de New Orleans aujourd'hui :)
UncleSam, gator eater
La famille de Frances est ce matin à la cérémonie religieuse de fin d'études de Julie et ils nous déposent au centre ville.
La balade sur le "Levee" du Mississipi (ces immenses berges protégeant des crues) est superbe. Le fleuve est énorme, et il y a beaucoup de trafic maritime marchand. On se rend ensuite à pied (pas évident dans ce pays), au casino qui est installé dans un vieux bateau à vapeur. En 10 minutes, on y perdant 7 dollars (42$/h pas mal comme taux horaire!), puis on se rend au State Capitol (cette grand tour ou siège le parlement de la Louisiane, avec ses deux chambres). C'est un immense building, et les contrôles de sécurité à l'entrée rappellent que les USA sont vigilants.
La vue du sommet des 24 étages est magnifique à 360°: le Mississippi, la ville, les parcs environnants, les usines de raffinerie de pétrole et l'aéroport au loin sont les points majeurs.
On redescend de notre tour pour faire une visite au Louisiana State Museum. C'est un beau musée, très moderne et très complet sur toute la vie de la Louisiane: influences françaises et acadiennes bien sûr, mais aussi anglaises, espagnoles et finalement américaines. Cette région a toujours été l'objet de convoitises. Et aujourd'hui, à l'heure de la globalisation, c'est malheureusement un des états des USA les moins prospères, mais plein de richesses culturelles.
Nous retrouvons Frances, Steve et Julie qui sont de retour de la cérémonie et retournons à leur maison, au bord du Bluebonnet Swamp.
Ce "swamp" (marais) est donc une réserve naturelle au milieu de la ville. Il a semble-t-il été créé par l'assèchement d'une rivière qui y coulait, au moment où les routes et maisons du quartier ont été construites. C'est incroyable de voir tout ce qui vit dans cette ilot de verdure: oiseaux multicolores, insectes, petits poissons, chenilles, colibris. Les cyprès poussent dans ces marécages et font de drôles de formes de racines aériennes qui sortent de l'eau, comme des personnages figés. Le centre d'éducation qui est dans le parc nous permet de voir les vrais serpents de la région, des tortues et de petits alligators tout mignons encore à cette âge, avant de devenir moins mignons quand il font 3 m et vous dévisagent de leurs 350 dents :)
Retour à la maison: Julie et ses camarades préparent leur dernier examen de maths, ambiance studieuse et sérieuse, un plat de cookies au milieu de la table. James prépare avec ses copains un film pour le cours d'espagnol: ils sont déguisés dans le jardin et ont du mal à rester sérieux. On ne peut pas s'empêcher de leur piquer quelques déguisements et piquer des fous-rires!
On termine la soirée avec Steve et Frances par des airs de country cajun, dans un resto typique local, où Claude et Dominique retrouvent leur jeunesse sur des airs à 3 temps. Une Abita à la main (bière locale), la soirée démarre bien. Quel délice que ces écrevisses, et la viande d'alligator on adore: on dirait du poulet un peu plus ferme. C'est peut-être parce que les alligators sont nourris de poulets :) ?
Je vous laisse, car je dois aller prendre des forces pour la visite de New Orleans aujourd'hui :)
UncleSam, gator eater
2012-05-04
La famille de l'aviation
La pluie tombe encore fort ce jeudi matin et la visibilité était mauvaise à Pensacola. Le matin tôt, après un passage au service de préparation de vol au centre d'aviation générale de l'aéroport, on se dit qu'il est mieux d'attendre quelques heures que le temps s'améliore, si tout va comme prévu...
Nous voilà donc parti pour le Fort Pickens, à l'Ouest de Pensacola Beach. On y arrive par la route en franchissant deux immenses ponts. Les américains ont construit ces forts pour protéger Pensacola de l'ennemi dans les années 1800, et d'eux-mêmes pendant la guerre de sécession et ensuite contre les hypothétiques U-boats allemands pendant la 2è guerre. Ces ouvrages militaires contrastent avec la blancheur du sable et la nature quasi intacte dans ce sanctuaire de nidification d'oiseaux.
On aperçoit finalement un coin de ciel bleu annonciateur de départ pour nous et on se rend à l'aéroport. J'annonce notre arrivée prochaine à Frances, ma cousine chez qui nous nous rendons et qui comme nous s'impatiente :)
Nous pouvons enfin partir de Pensacola. On décolle à mi-piste sur ce grand aéroport, car la piste est longue et c'est plus rapide pour nous. Le vol à 1500 ft environ nous dirige quasi en ligne droite plein Ouest sur Baton Rouge (capitale de la Louisiane), avec le survol de plusieurs aéroports, civils et militaires. On croise quelques avions, dont un C130 Hercules qui fait des tours de piste à Keesler. En quelques miles nautiques, on passe de la Floride à l'Alabama, puis le Mississipi, et ensuite la Louisiane. Nous sommes dans tous nos états dans tous ces Etats!
Le plafond est juste suffisant pour avancer au début, puis les nuages sont de plus en plus parsemés, pour finir par le grand beau à Baton Rouge. Comme on arrive de l'Ouest à 45° entre les pistes qui se croisent en croix, Il faut juste bien regarder son compas avant de poser pour ne pas poser à 90° sur la mauvaise piste. Nous nous posons sur la 31 en "straight-in approach". On est accueilli par un très sympathique gérant local. Le plein est fait, pour être prêts à partir.
A peine quelques minutes après, nous trouvons ma cousine Frances qui est venue nous chercher très gentiment. C'est un plaisir de revoir la famille après ma dernière visite chez eux en 2003, quand ils habitaient à Houston. Ils habitent au Sud de Baton Rouge avec Steve et 2 de leurs 4 grands enfants (Alicia, Sarah, Julie et James), ainsi que deux chiens Buzz et Bunny et le chat Buttercup. Buzz est tout tranquille car il est bien vieux, alors que Benny est une véritable tornade à lui tout seul :) Le chat arbitre entre les deux et fait sa place à coups de griffes. La maison est magnifique, à côté d'une petite réserve naturelle où les oiseaux, lapins et les grenouilles foisonnent. Benny adore! La piscine fraîche fait du bien après la chaleur dans l'avion :)
C'est vraiment sympa de garder le contact comme ça avec la famille, de revoir quelques vieilles photos ou plus récentes. Déjà en 2004, nous retrouvions avec Claude et François ma tante Annette à l'Île de Skye au Nord de l'Ecosse alors qu'elle y travaillait un été. L'aviation est un moyen fabuleux de voyage et de rencontre des gens. Et notre planète bleue vue d'en-haut est drôlement belle!
Merci pour tous vos messages et réactions!
UncleSam
Nous voilà donc parti pour le Fort Pickens, à l'Ouest de Pensacola Beach. On y arrive par la route en franchissant deux immenses ponts. Les américains ont construit ces forts pour protéger Pensacola de l'ennemi dans les années 1800, et d'eux-mêmes pendant la guerre de sécession et ensuite contre les hypothétiques U-boats allemands pendant la 2è guerre. Ces ouvrages militaires contrastent avec la blancheur du sable et la nature quasi intacte dans ce sanctuaire de nidification d'oiseaux.On aperçoit finalement un coin de ciel bleu annonciateur de départ pour nous et on se rend à l'aéroport. J'annonce notre arrivée prochaine à Frances, ma cousine chez qui nous nous rendons et qui comme nous s'impatiente :)
Nous pouvons enfin partir de Pensacola. On décolle à mi-piste sur ce grand aéroport, car la piste est longue et c'est plus rapide pour nous. Le vol à 1500 ft environ nous dirige quasi en ligne droite plein Ouest sur Baton Rouge (capitale de la Louisiane), avec le survol de plusieurs aéroports, civils et militaires. On croise quelques avions, dont un C130 Hercules qui fait des tours de piste à Keesler. En quelques miles nautiques, on passe de la Floride à l'Alabama, puis le Mississipi, et ensuite la Louisiane. Nous sommes dans tous nos états dans tous ces Etats!
Le plafond est juste suffisant pour avancer au début, puis les nuages sont de plus en plus parsemés, pour finir par le grand beau à Baton Rouge. Comme on arrive de l'Ouest à 45° entre les pistes qui se croisent en croix, Il faut juste bien regarder son compas avant de poser pour ne pas poser à 90° sur la mauvaise piste. Nous nous posons sur la 31 en "straight-in approach". On est accueilli par un très sympathique gérant local. Le plein est fait, pour être prêts à partir.
A peine quelques minutes après, nous trouvons ma cousine Frances qui est venue nous chercher très gentiment. C'est un plaisir de revoir la famille après ma dernière visite chez eux en 2003, quand ils habitaient à Houston. Ils habitent au Sud de Baton Rouge avec Steve et 2 de leurs 4 grands enfants (Alicia, Sarah, Julie et James), ainsi que deux chiens Buzz et Bunny et le chat Buttercup. Buzz est tout tranquille car il est bien vieux, alors que Benny est une véritable tornade à lui tout seul :) Le chat arbitre entre les deux et fait sa place à coups de griffes. La maison est magnifique, à côté d'une petite réserve naturelle où les oiseaux, lapins et les grenouilles foisonnent. Benny adore! La piscine fraîche fait du bien après la chaleur dans l'avion :)
C'est vraiment sympa de garder le contact comme ça avec la famille, de revoir quelques vieilles photos ou plus récentes. Déjà en 2004, nous retrouvions avec Claude et François ma tante Annette à l'Île de Skye au Nord de l'Ecosse alors qu'elle y travaillait un été. L'aviation est un moyen fabuleux de voyage et de rencontre des gens. Et notre planète bleue vue d'en-haut est drôlement belle!
Merci pour tous vos messages et réactions!
UncleSam
2012-05-02
Pensacola, bis repetita
Comme au tour de France, il y a parfois des journées de repos.
La journée avait pourtant bien commencé: après un petit déj "low fat", on se dirige en voiture vers le musée de la Navy, car nous sommes chanceux: les Blue Angels s'entraînent aujourd'hui, sur leur home base militaire de Pensacola!
Tout est bien organisé à l'américaine et on assiste au show "flat" car le plafond nuageux ne permet pas de voler haut. Il y a quelques centaines de spectateurs, en famille, des vétérans, des fans d'avions comme nous. Le show est en fait un entraînement, et la patrouille répète quelques figures. Mais la plus impressionnante est un passage en formation diamant à 4, où les avions (des F/A-18) sont à 1m les un des autres! Wow...
Visite en suite du musée de l'aviation de la Navy. Impressionnant aussi, toutes ces machines et cet effort de guerre tellement gigantesque et inégal par rapport au reste du monde (les US détiennent 47% du budget militaire mondial...).
Le temps s'est bien dégradé depuis ce matin, et les cellules orageuses se sont bien organisées entre ici et Baton Rouge, LA, le but de notre voyage. Un "repas" avalé en vitesse au McDo, nous passons à l'aéorport où après un briefing météo et un oeil jeté aux cartes, nous décidons sans trop hésiter de rester et repasser la nuit ici à Pensacola. La nature gagne toujours: "It's better to be at the bar, dreaming to be flying, than flying and dreaming to be at the bar" ;)
Voilà on va devoir aller se consoler avec une happy hour :)
See you all!
UncleSam at the bar
La journée avait pourtant bien commencé: après un petit déj "low fat", on se dirige en voiture vers le musée de la Navy, car nous sommes chanceux: les Blue Angels s'entraînent aujourd'hui, sur leur home base militaire de Pensacola!
Tout est bien organisé à l'américaine et on assiste au show "flat" car le plafond nuageux ne permet pas de voler haut. Il y a quelques centaines de spectateurs, en famille, des vétérans, des fans d'avions comme nous. Le show est en fait un entraînement, et la patrouille répète quelques figures. Mais la plus impressionnante est un passage en formation diamant à 4, où les avions (des F/A-18) sont à 1m les un des autres! Wow...
Visite en suite du musée de l'aviation de la Navy. Impressionnant aussi, toutes ces machines et cet effort de guerre tellement gigantesque et inégal par rapport au reste du monde (les US détiennent 47% du budget militaire mondial...).
Le temps s'est bien dégradé depuis ce matin, et les cellules orageuses se sont bien organisées entre ici et Baton Rouge, LA, le but de notre voyage. Un "repas" avalé en vitesse au McDo, nous passons à l'aéorport où après un briefing météo et un oeil jeté aux cartes, nous décidons sans trop hésiter de rester et repasser la nuit ici à Pensacola. La nature gagne toujours: "It's better to be at the bar, dreaming to be flying, than flying and dreaming to be at the bar" ;)
Voilà on va devoir aller se consoler avec une happy hour :)
See you all!
UncleSam at the bar
Cedar Key - carrefour aérien
Cedar Key: Il fait beau à nouveau, quelle chance en ce 1er mai. Après un copieux petit-déj, nous sommes repartis en golf cart à travers l'île pour une balade, observation d'oiseaux, faire le plein de sans-plomb pour golf cart électrique (!) et surtout à la recherche d'une plage où se baigner à l'abri de ce fort vent d'Est. Il faut dire qu'il fait chaud ici, entre 27 et 30°C la journée et un taux d'humidité élevé.
On tombe alors sur Jim, un retraité sympa, journaliste amateur du journal local et sa chienne "Belle". Jim nous permet gentiment de nous baigner depuis son ponton, son "pier". Au loin un pélican rase la mer et de temps à autre s'arrête en plantant le bec dans un banc de poissons.
La mer est bonne: 25-27°C! L'eau est brune car elle a été très agitée après les tempêtes récentes.
Voilà que nous nous quittoms alors comme prévu avec Louis et Werner qui repartent pour Bartow, leur "home base", chez Bill le producteur d'oranges.
George le chauffeur, "le bulldog", nous a presque fait un sourir en partant :) on a décidé alors de le rebaptiser "Smiley".
En route, pour l'aérodrome, on voit un petit Piper poser en 23. Arrivé au terrain, on découvre qu'il a alors éclaté un pneu au freinage, sur cette courte piste de 750m ("courte" par rapport aux autres pistes américaines). Il devra patienter pour se faire dépanner et le jeune pilote et sa jeune passagère se bécotent sous l'aile à l'ombre en attendant.
Après s'être dit au revoir avec Louis et Werner, on met le cap au Nord pour St-George Island. A basse altitude, nous longeons une côte découpée et très sauvage et humide. Les couleurs sont magnifiques et les formes des bras de mers ainsi que des bancs de sables sont incroyables. Survol de la plage de Dog Island à 150ft, on balance des ailes pour dire bonjour aux pêcheurs (...que nous sommes tous je vous rappelle) et aux baigneurs venus avec leur voiture directement sur la plage.
A St-George, il n'y a pas un chat et la plage au seuil 14 nous invite au second bain de la journée! On se croirait sur une île déserte, les taons en plus.
Hop on repart pour Pensacola. Notre Cessna C172 vole à merveille, et le petit pilote automatique nous permet de voler plus tranquillement en fixant le cap et l'altitude désirées. Quel luxe!
On arrive dans des zones de plus en plus animées et denses, avec les bases militaires de Tyndall et Eglin, ainsi que de nombreux terrains publics et privés dans tous les coins. L'arrivée à Pensacola est assez sportive, et la radio crépite. Notre brave petit N187HS progresse et se pose comme une fleur à KPNS (Pensacola).
On loue une voiture et zou pour le centre ville, où l'on trouve une petite auberge. C'est assez facile de trouver de la place car c'est le tout début de la saison touristique.
A pied, nous descendons au centre de la vieille ville (même époque que St-Augustine, mais abandonnée quelques années suite à de nombreuses tempêtes).
Petit apéro bien mérité et excellent repas du soir au Fishhouse que l'auberge nous a recommandé. Louis, il faudra y venir une fois! Pas de panure, live music, atmosphère relax, personnel sympa, jantes alliage, vitres teintées, airbag passager: la classe, for only 9.99$ a day!
UncleSam & Co
On tombe alors sur Jim, un retraité sympa, journaliste amateur du journal local et sa chienne "Belle". Jim nous permet gentiment de nous baigner depuis son ponton, son "pier". Au loin un pélican rase la mer et de temps à autre s'arrête en plantant le bec dans un banc de poissons.
La mer est bonne: 25-27°C! L'eau est brune car elle a été très agitée après les tempêtes récentes.
Voilà que nous nous quittoms alors comme prévu avec Louis et Werner qui repartent pour Bartow, leur "home base", chez Bill le producteur d'oranges.
George le chauffeur, "le bulldog", nous a presque fait un sourir en partant :) on a décidé alors de le rebaptiser "Smiley".
En route, pour l'aérodrome, on voit un petit Piper poser en 23. Arrivé au terrain, on découvre qu'il a alors éclaté un pneu au freinage, sur cette courte piste de 750m ("courte" par rapport aux autres pistes américaines). Il devra patienter pour se faire dépanner et le jeune pilote et sa jeune passagère se bécotent sous l'aile à l'ombre en attendant.
Après s'être dit au revoir avec Louis et Werner, on met le cap au Nord pour St-George Island. A basse altitude, nous longeons une côte découpée et très sauvage et humide. Les couleurs sont magnifiques et les formes des bras de mers ainsi que des bancs de sables sont incroyables. Survol de la plage de Dog Island à 150ft, on balance des ailes pour dire bonjour aux pêcheurs (...que nous sommes tous je vous rappelle) et aux baigneurs venus avec leur voiture directement sur la plage.
A St-George, il n'y a pas un chat et la plage au seuil 14 nous invite au second bain de la journée! On se croirait sur une île déserte, les taons en plus.
Hop on repart pour Pensacola. Notre Cessna C172 vole à merveille, et le petit pilote automatique nous permet de voler plus tranquillement en fixant le cap et l'altitude désirées. Quel luxe!
On arrive dans des zones de plus en plus animées et denses, avec les bases militaires de Tyndall et Eglin, ainsi que de nombreux terrains publics et privés dans tous les coins. L'arrivée à Pensacola est assez sportive, et la radio crépite. Notre brave petit N187HS progresse et se pose comme une fleur à KPNS (Pensacola).
On loue une voiture et zou pour le centre ville, où l'on trouve une petite auberge. C'est assez facile de trouver de la place car c'est le tout début de la saison touristique.
A pied, nous descendons au centre de la vieille ville (même époque que St-Augustine, mais abandonnée quelques années suite à de nombreuses tempêtes).
Petit apéro bien mérité et excellent repas du soir au Fishhouse que l'auberge nous a recommandé. Louis, il faudra y venir une fois! Pas de panure, live music, atmosphère relax, personnel sympa, jantes alliage, vitres teintées, airbag passager: la classe, for only 9.99$ a day!
UncleSam & Co
2012-05-01
Un premier plouf atlantique
Ce matin lundi, après un petit déj dans le frigo de l'hôtel (comprenez le lobby refroidi à l'air conditionné), nous partons pour la côte atlantique pour notre premier bain floridien. Nous prenons notre char d'assaut Chevrolet Traverse, et longeons la côte. A la radio, il passe les plus grands tubes du rock américain des années 60, et ça bouge dans l'habitacle! On longe des dizaines de maisons de vacances ou de résidence, dont beaucoup sont FOR SALE. La crise des subprimes et la crise actuelle a fait chuter les prix.
Nous découvrons au Nord de St-Augustine une magnifique plage quasi déserte. Il faut dire que les km de plage ne manquent pas ici! Le sable est constitué principalement de minuscules fragments de coquillages de toutes les couleurs, c'est original. Deux ou trois pélicans ou un osprey (balbuzard) nous survolent alors que nous faisons des "rides" de bodysurf dans les vagues. La mer est bonne, 23-24°C (ISO controlled by SGS, grâce à Louis). C'est le bonheur!
Retour à l'hôtel, checkout et départ pour un tour de ville en train touristique... Un ancien SEAL de la Navy nous conduit, dans une diarrhée verbale incessante, entrecoupée de blagues probablement qui ont le même âge que la ville. Malgré tout, on découvre que cette ville a été bien dynamique sous les influences coloniales diverses, à l'époque où l'Europe se tournait vers l’Amérique et ses trésors. C'est une des rares villes aux US avec de "vieux bâtiments" et un certain charme, même si c'est très touristique.
Un petit casse croûte (la pizza de 16" restera dans de nombreux souvenirs) nous remet de nos émotions et on retourne à l'aéroport pour repartir. Destination Cedar Key.
Départ en formation sur les marais multicolores, puis survol du restaurant de la veille, de la ville encore une fois, avec son magnifique fort. Nous mettons le cap sur Gainesville pour un petit moment de nostalgie, et Louis et Werner partent direct pour Cedar Key.
L'arrivée à Cedar Key est magnifique: un petit chapelet d'îles le long de la côte, avec le soleil bas sur l'horizon qui donne des couleurs magnifiques à la mangrove. Le vent est calme, pas de trafic dans le circuit: on est au milieu de nulle part.
Louis nous a organisé un transport, et c'est Georges, un "brave" type qui nous reçoit, moteur allumé, clim' à fond, fenêtres ouvertes, il reste assis dans sa voiture, caché derrière ses Ray Ban et un sourire de bulldog... vraiment inoubliable l'accueil chaleureux et enjoué ;) Heureusement, ça n'est pas la norme ici! Il nous dépose dans un B&B ou nous n'osons pas trop hésiter à passer la nuit car notre bulldog de chauffeur se fâche vite.
Dans le jardin du B&B, il y a un magnifique chêne probablement centenaire, avec une balançoire à touristes romantiques. Nous louons deux golf carts et en route pour une balade, car c'est l'heure de l'apéro et de manger. Au port, il y a une petite ambiance de ville fantôme: beaucoup de choses sont fermées et il y a peu de monde. On s'arrête donc dans le quasi unique resto du coin pour manger le plus inoubliablement-bof repas de la série jusque-là (!). Ca devait arriver tôt ou tard mais on s'est bien marré pour notre dernier repas à 5. Il a fallu manger dedans car de charmantes petites mouches noires d'1 mm nous dévoraient dehors. Peut-être des cousines des "midges" écossaises?
Au retour, on fait un saut à l'aéroport pour vérifier encore une fois l'arrimage des avions car le vent a forcit et on peut admirer les étoiles. Sur le chemin du retour, c'est la course de golf cart sur la piste, feux éteints on se cache dans l'ombre pour prendre en chasse l'autre cart. Voilà que 150 m plus loin, on croise un policier en voiture qui nous prend en chasse dans une course folle à 15 mph car Louis et Werner n'ont pas de feux arrière... :) Ah les rires. Avant d'arriver au B&B, dans une ligne droite, une scène digne de James Bond voit Claude sauter d'un cart à l'autre. Espérons que le policier n'est plus sur notre trace car là c'est la chaise électrique assurée.
Retour au B&B, Louis et Sam repartent à la chasse au bar.
On trouve probablement l'unique bar du coin, ouvert et disposant de deux tables de billard et un jukebox authentique: that rocks et l'ambiance est assez sympa, avec les originaux du coin avec qui on est devenu les meilleurs potes d'un soir.
Après quelques parties et bières, on rentre au B&B, sur les jantes, et à grand coups de freins aux STOP... bref. Ca faisait longtemps que votre serviteur-bloggeur n'avait pas ri comme ça!
See ya', merci pour vos messages et commentaires,
UncleSam
PS: si comme nous, vous êtes perdu, faites le point sur notre parcours sous http://seaflysun.blogspot.com/p/operations.html
Nous découvrons au Nord de St-Augustine une magnifique plage quasi déserte. Il faut dire que les km de plage ne manquent pas ici! Le sable est constitué principalement de minuscules fragments de coquillages de toutes les couleurs, c'est original. Deux ou trois pélicans ou un osprey (balbuzard) nous survolent alors que nous faisons des "rides" de bodysurf dans les vagues. La mer est bonne, 23-24°C (ISO controlled by SGS, grâce à Louis). C'est le bonheur!
Retour à l'hôtel, checkout et départ pour un tour de ville en train touristique... Un ancien SEAL de la Navy nous conduit, dans une diarrhée verbale incessante, entrecoupée de blagues probablement qui ont le même âge que la ville. Malgré tout, on découvre que cette ville a été bien dynamique sous les influences coloniales diverses, à l'époque où l'Europe se tournait vers l’Amérique et ses trésors. C'est une des rares villes aux US avec de "vieux bâtiments" et un certain charme, même si c'est très touristique.
Un petit casse croûte (la pizza de 16" restera dans de nombreux souvenirs) nous remet de nos émotions et on retourne à l'aéroport pour repartir. Destination Cedar Key.
Départ en formation sur les marais multicolores, puis survol du restaurant de la veille, de la ville encore une fois, avec son magnifique fort. Nous mettons le cap sur Gainesville pour un petit moment de nostalgie, et Louis et Werner partent direct pour Cedar Key.
L'arrivée à Cedar Key est magnifique: un petit chapelet d'îles le long de la côte, avec le soleil bas sur l'horizon qui donne des couleurs magnifiques à la mangrove. Le vent est calme, pas de trafic dans le circuit: on est au milieu de nulle part.
Louis nous a organisé un transport, et c'est Georges, un "brave" type qui nous reçoit, moteur allumé, clim' à fond, fenêtres ouvertes, il reste assis dans sa voiture, caché derrière ses Ray Ban et un sourire de bulldog... vraiment inoubliable l'accueil chaleureux et enjoué ;) Heureusement, ça n'est pas la norme ici! Il nous dépose dans un B&B ou nous n'osons pas trop hésiter à passer la nuit car notre bulldog de chauffeur se fâche vite.
Dans le jardin du B&B, il y a un magnifique chêne probablement centenaire, avec une balançoire à touristes romantiques. Nous louons deux golf carts et en route pour une balade, car c'est l'heure de l'apéro et de manger. Au port, il y a une petite ambiance de ville fantôme: beaucoup de choses sont fermées et il y a peu de monde. On s'arrête donc dans le quasi unique resto du coin pour manger le plus inoubliablement-bof repas de la série jusque-là (!). Ca devait arriver tôt ou tard mais on s'est bien marré pour notre dernier repas à 5. Il a fallu manger dedans car de charmantes petites mouches noires d'1 mm nous dévoraient dehors. Peut-être des cousines des "midges" écossaises?
Au retour, on fait un saut à l'aéroport pour vérifier encore une fois l'arrimage des avions car le vent a forcit et on peut admirer les étoiles. Sur le chemin du retour, c'est la course de golf cart sur la piste, feux éteints on se cache dans l'ombre pour prendre en chasse l'autre cart. Voilà que 150 m plus loin, on croise un policier en voiture qui nous prend en chasse dans une course folle à 15 mph car Louis et Werner n'ont pas de feux arrière... :) Ah les rires. Avant d'arriver au B&B, dans une ligne droite, une scène digne de James Bond voit Claude sauter d'un cart à l'autre. Espérons que le policier n'est plus sur notre trace car là c'est la chaise électrique assurée.
Retour au B&B, Louis et Sam repartent à la chasse au bar.
On trouve probablement l'unique bar du coin, ouvert et disposant de deux tables de billard et un jukebox authentique: that rocks et l'ambiance est assez sympa, avec les originaux du coin avec qui on est devenu les meilleurs potes d'un soir.
Après quelques parties et bières, on rentre au B&B, sur les jantes, et à grand coups de freins aux STOP... bref. Ca faisait longtemps que votre serviteur-bloggeur n'avait pas ri comme ça!
See ya', merci pour vos messages et commentaires,
UncleSam
PS: si comme nous, vous êtes perdu, faites le point sur notre parcours sous http://seaflysun.blogspot.com/p/operations.html
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